Paysage crétois et économie préhistorique

Crète: Un paysage cultivé.

L’homme néolithique était un étranger pour l’île de Crète. Les plus anciennes traces de la présence de l’homme sur l’île à Cnossos, datent de 7000 A.J. Le même compte pour tous les animaux qui ont accompagné cette première population durant son installation sur l’île.
Chèvres, moutons, porcs, bovins, chiens et chats se sont aussi pour la première fois confrontés à des conditions difficiles qui règnent dans leur nouvel habitat.
Les premières questions qui se posent alors sont les suivantes:
Comment l’homme néolithique a été adapté au nouvel environnement et inversement, quel été l’impact sur l’élaboration de cet environnement.

 
L’homme et les animaux que lui a amené.
Cela ne signifie pas nécessairement que cette population a trouvé une île dépeuplé. Bien au contraire. Dans un ordre successif, Crète avait déjà accueilli des tous petits mammouths, des hippopotames nains, des éléphants de petite taille, mais aussi huit espèces de cerfs.
Cette vieille faune de Crète avait certaines caractéristiques communes:
a. Tous les animaux qui existaient sur l’île étaient endémiques.
b. Tous les animaux étaient des herbivores.
c. Tous les animaux sont arrivés de la rive continentale voisine à la nage.
d. Aucun n’a survécu après la colonisation néolithique de la Crète.

Cette phase (Le Pléistocène : la fin du Pléistocène correspond à la fin du Paléolithique utilisé en archéologie. Il couvre la plupart des glaciations récentes) se termine juste après la dernière période glaciaire, il y a 12 000 ans, aussi bien pour la Crète et pour toutes les autres îles de la Méditerranée avec une faune similaire.

Les chacals, les loups et les ours n’ont jamais mis pied en Crète parce que, ils sont des carnivores et les carnivores n’aiment pas l’eau.
Les premiers colonisateurs néolithiques ne sont pas arrivés à la nage, mais par des moyens primitifs de navigation. Ils étaient probablement des bergers et des agriculteurs.
Ils ont aménagé tout d’abord avec l’aide du feu, une grande partie du paysage et la végétation indigène de Crète, pour créer des pâturages et cultures.

La vieille faune endémique de grands mammifères, comme on l’a déjà mentionné, a disparu presque simultanément avec l’arrivée et l’installation de l’homme néolithique sur l’île.
On ignore, si les chasseurs néolithiques ont exterminés la première faune ou si elle est tombée victime de la concurrence avec les troupeaux herbivores domestiques.

Il y a aussi bien sûr une troisième possibilité. La faune endémique n’a jamais cohabité avec l’homme, parce qu’elle avait disparu beaucoup avant son arrivée.

Cependant, peu importe est le point de vue correcte, en effet le fait demeure que le pâturage intensive, n’était pas une nouvelle activité que l’homme a introduit pour la première fois sur l’île
La végétation a été adaptée à la pression des herbivores, longtemps avant l’arrivée des humains et des troupeaux. Elle avait déjà colonisé les falaises et avait déjà acquis d’armes efficaces chimiques pour se protéger contre les incisives d’herbivores endémiques de l’île.
La concurrence entre les herbivores qui ont colonisée la Crète, sans aucun des grands prédateurs limitant leur nombre, devraient avoir été insensé.

Il avait, cependant, conduit à la création d’une campagne crétoise typique, caractérisée par les bois ouverts et des buissons, même avant l’introduction de l’agriculture et du bétail par les humains.

La révolution néolithique.

La grande innovation que l’homme néolithique a amenée en Crète était la culture de la terre et l’élevage.

Bien sûr, la « révolution néolithique » comme on appelle la transition de la société de chasseurs-cueilleurs nomade vers une société d’agriculteurs et d’éleveurs a été un changement profond qui avait déjà eu lieu à la Mésopotamie et le territoire de la soi-disant « Croissant Fertile », la zone située entre les hautes terres de l’Anatolie et dans le désert de Syrie.

La découverte de l’agriculture et l’élevage il y a12 000 ans, a commencé à se propager d’est en ouest et a changé le mode de vie des êtres humains, des valeurs sociales et des institutions.

Yiannis Kotzianoglou


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