Guide de Lassithi

 

Agios Nikolaos : jusqu’ à la fin des années soixante, la description de cette ville pouvait se résumer à une petite ville portuaire, renommée pour son climat agréable et ses belles plages. C’est toujours le cas, mais depuis un élément nouveau est apparu : le développement du tourisme international.

L’attraction dominante de la ville a toujours été le port et son activité teintée de nonchalance : le bateau de pêche qui, à l’occasion, entre dans le port, ou bien une patrouille de la marine, de temps à autre un grand bateau de croisière qui fait escale, mais ce sont surtout les cafés et les promeneurs qui créent une atmosphère animée.

Le lac d’Agios Nikolaos : probablement l’attraction naturelle la plus spectaculaire de la ville est l’obscur lac Voulismeni, dit « lac sans fond ». Il est situé quelques mètres à l’ouest du port. Le diamètre du bassin est de 60 mètres environ, et malgré sa réputation de lac sans fond, il a en réalité une profondeur de 64 mètres.

Kritsa : le village peut se vanter d’une position spectaculaire : accroché au flanc de la montagne, il domine le golfe de Mirabello. La vue y est sublime, notamment depuis toutes les terrasses des maisons qui peuplent la pente de la montagne.

Lato : probablement ville dorienne, fondée à la période post minoenne, la plupart de ses vestiges datent de l’époque hellénistique, principalement du 3ème siècle av. J-C. A son époque, Lato devait être une ville prospère et assez impressionnante. Les vastes ruines  disposées à la façon de bancs ou de rangées rappellent un amphithéâtre ; on peut y voir encore deux acropoles, des fortifications, des habitations, des magasins, des réservoirs et des chaussées.

Olous : Il n’y a  aucun vestige à cet endroit où la seule chose que l’on peut voir, au fond de la mer, sont les restes de ce que l’on pense être des postes d’amarrage appartenant à l’ancienne cité d’Olous. Le port de Dreros fut englouti suite à un effondrement du terrain.

Ierapetra : C’est la plus grande ville de la côte méridionale de Crète. Au début des années soixante-dix, la conjonction favorable de trois éléments a contribué à changer son destin: le commerce, le tourisme et les antiquités situées à proximité de Ierapetra.

Gournia : la cité, fondée au début de l’époque minoenne, ne cessa ensuite de s’agrandir et de prospérer.  Vers 1600 av. J-C, Gournia devait être une ville florissante, autosuffisante, voire autonome. Les fouilles commencèrent en 1901 et, en 1904, pratiquement toute la ville avait été mise au jour, réalisant ainsi le rêve de tout archéologue, en l’occurrence celui de Mlle Doyed.

Sitia : c’est une petite ville côtière, un port méditerranéen typique et paisible, avec ses cafés disposés tout le long du port. Le fort vénitien, destiné par les Vénitiens à un avenir glorieux, ne garde plus aujourd’hui qu’une petite parcelle de cette gloire.

Kato Zakros : la découverte assez récente d’un palais minoen à Kato Zakros fut un évènement archéologique qui suscita beaucoup d’enthousiasme. Les fouilles commencèrent à l’automne de 1962 et aboutirent à la mise au jour du quatrième grand centre minoen.

Monastère de Toplou : construit entre les 14ème et 15ème siècles, l’édifice original fut détruit par le tremblement de terre de 1612 et reconstruit au 17ème siècle avec son clocher caractéristique surnommé Toplou (canon) par les Turcs.